lundi 23 novembre 2009

Troisième Voie !

N'avez-vous pas entendu parler il y a quelques années d'une troisième voie?
Si, rappelez vous en 2007 un homme a porté haut et fort cette troisième voie. Cette voie qui proposait une politique autre que « de gauche ou de droite », cette voie qui proposait de faire de la politique autrement, qui parlait de justice, d'humanisme et de démocratie ; cette voie qui mettait en avant des hommes plutôt que des appareils.

Cette même voix aujourd'hui encore, vous l'entendez. Cette voix vous dit de rassembler toutes les voies différentes de celles que l'on peut entendre rue du Faubourg St Honoré à Paris. Cette voix vous dit que toutes ces voies, fondamentalement différentes entre elles, vont rassembler, vont se mélanger et permettre, en 2012, une alternance vocale. Nous passerons d'une voie a peu près audible mais critiquable, a un ..........brouhaha.

Ainsi, cette voie que vous attendiez comme la troisième, que vous aurez associé à un espoir de rupture idéologique sera, en 2012, la première ou la deuxième voie mais ce ne sera plus la troisième et ce ne sera plus une voix mais un vulgaire son que vous ne supporterez pas plus de quelques secondes.

D'ici a 2012, des porte-parole de cette voie parleront encore de troisième voie. Comme s’ils n'avaient pas compris que leur leader l'avait jeté à la poubelle depuis un moment. Ou bien encore plus justement ont-ils pensé qu'il fallait continuer d'en parler car au fond ils savent que c'est la seule originalité qu'ils représentent ?
Un homme que l'on tente d'imposer dans ma région sait très bien parler de la troisième voie de 2007. Il ne sait d'ailleurs parler que de cette année-là, où il a changé de voie sans vraiment savoir pourquoi en dehors d'un désaccord avec une personne.

La troisième voie de notre région a été portée par huit conseillers régionaux. Huit conseillers qui se préparent derrière l'homme imposé à parler encore d'une troisième voie. Huit conseillers régionaux qui brillent par leur charisme, leur courage et leur compétence. Brillance qui se ternit au premier mot de celui qui se définit comme un homme libre mais que ça arrange d'avoir une étiquette. La troisième voie de Rhône-Alpes pour 2010 c'est : « Je suis démocrate mais je me fiche des propositions programmatiques, je suis avec les jeunes mais je ne m'occupe pas de la composition des listes, je veux parler aux gens sans savoir de quoi mais je trouverais bien, je confonds conseil général avec conseil départemental , je confonds autoradio et poste politique, et je dis merde a Sarko ». Ce qui peut aussi se résumer en « je fais le show pour cacher mon incompétence ».

Il paraîtra donc évident à tous les électeurs en 2010 que la troisième voie de 2007, qui sera première ou deuxième en 2012, était mieux. Ainsi notre troisième voix régionale rejoindra fin mars le « Brouhaha » que composera l'alternance en 2012.

J'aimerais que nos dirigeants locaux cessent de parler de transparence et de façon de faire de la politique autrement. Arrêtons de faire croire aux citoyens que vous êtes des hommes politiques honnêtes et droits. Manipulation, menace, bruits de couloir, couverture ennemie, mensonge et dénonciation de démocratie. Voilà les mots qu'il reste de deux ans de militantisme. Le monde des affaires est régi par l'argent et malgré tout ce monde-là est plus juste. Ces mots se mêleront sans problème au brouhaha que formera la « cacophonique alternance ». Plutôt que de participer a cette cacophonie, je préfère me taire.


Jérome,
Jeune démocrate de la Loire.

lundi 2 novembre 2009

Pourquoi je ne serai pas candidat à la candidature aux régionales de 2010 du Mouvement démocrate ?



Les prochaines élections régionales animent en ce moment la vie de l’ensemble des partis. Projets, candidatures, stratégies sont au cœur de l’ensemble des discussions.

Au Mouvement démocrate, tout militant pouvait proposer sa candidature pour la constitution des listes avant le 31 octobre. Nous devions faire parvenir nos motivations et CV aux unions régionales créées depuis peu. Elles étudieront l’ensemble des profils afin de retenir ceux qui conviendront aux « besoins » définis en fonction de la représentation des territoires, des classes d’âges, des catégories socioprofessionnelles…

Après 10 ans de militantisme et une candidature aux dernières régionales sur la liste d’Anne Marie COMPARINI, je me préparais bien évidemment à défendre avec force, à nouveau, nos couleurs et nos convictions. Réfléchir sur les questions régionales est un sujet extrêmement intéressant, les régions étant vouées à gagner de plus en plus de compétences lors des prochaines réformes territoriales.

Au cours de ces derniers mois, je suis régulièrement intervenu pour tirer « la sonnette d’alarme » sur le risque de perte d’autonomie et d’indépendance du Mouvement Démocrate, un rapprochement vers les forces de gauche ayant commencé depuis le début de l’année...
Au début, on m’a regardé avec de grands yeux en me traitant de « menteur » et me répondant que c’était entièrement faux ; que de toute manière, le Modem serait « indépendant aux deux tours et ne se retrouverait jamais en position d’appui à Jean Jacques QUEYRANNE ».

Puis, il y a eu la rencontre marseillaise de Marielle de SARNEZ sur laquelle je ne reviendrai pas, les Universités de rentrée où François BAYROU a affirmé que l’autonomie pour les régionales avait « sa préférence » mais que ce serait les militants qui trancheraient la stratégie. Au cours des semaines qui suivirent, des tractations continues se développèrent laissant supposer un rapprochement avec le Parti Socialiste ou les Verts. Parallèlement à ces tractations, bien que dénoncées officiellement par le siège du MODEM, Marielle De SARNEZ y a notamment participé. La stratégie du Mouvement a été revue et l’autonomie a été votée, pour le 1er tour uniquement, par les conseillers nationaux après avis du bureau exécutif. François BAYROU s’était pourtant engagé à ce que se soit l’ensemble des militants qui prennent la décision…

Dimanche 25 octobre, au « Grand Rendez-vous » d’Europe 1, François BAYROU a précisément positionné le MODEM quant au second tour des régionales. Il a dit son souhait : « que des majorités d’alternance dans les régions se mettent en place » et qu’elle soient aussi « un premier pas vers un rééquilibrage de la vie politique française ». Le message a donc été très clair, François BAYROU envisage de mettre en place dès les prochaines régionales la proposition faite en septembre à la Grande Motte à propos de la présidentielle de 2012 : « faire travailler ensemble les forces actuelles de l’opposition face à l’UMP ».

Dès mon retour de la Grande Motte, j’avais pris position et émis des réserves sur la proposition de François BAYROU quant à la préparation de la prochaine présidentielle. J’estimais que nous perdions notre identité, notre message, notre autonomie, en se rapprochant de la gauche.

En ce qui concerne les régionales, j’ai affirmé à plusieurs reprises qu’être autonomes et indépendants aux deux tours, nous permettait de garder un positionnement politique clair vis-à-vis de nos électeurs. Nous avons beaucoup de différences avec le PS, les Verts, le PCF. Pourquoi aller vers une gestion commune de nos régions, simplement parce que nous sommes tous en opposition à Nicolas SARKOZY ?

Prenons un simple exemple, en Rhône Alpes, tout centriste ne peut se satisfaire du bilan socialiste concernant les finances, une des bases de nos valeurs en terme de gestion ! Les impôts ont augmenté de 25% en 6 ans et le déficit est aujourd’hui de 2 milliards d’euros alors que la centriste Anne Marie COMPARINI, membre de notre famille politique et proche de Raymond BARRE, avait laissée une région sans dette !

L’issue du prochain scrutin pour tout candidat MODEM est désormais connue, nous terminerons co-listiers de Mrs QUEYRANNE et GAGNAIRE pour le PS, de Mme CUKIERMANN pour le PCF, de Mme De BEAUMONT ou Mr LONGEON pour les Verts, de Mr FRIEDENBERG pour le PRG… Toutes ces personnes très respectables, ont malheureusement des convictions et des valeurs différentes des miennes. J’ai donc décidé de ne pas présenter ma candidature à la candidature étant en désaccord avec la stratégie du second tour.

En tant que Président des Jeunes démocrates de la Loire, je tiens à préciser que je serai attentif à la constitution de la liste départementale afin que les jeunes soient dignement représentés. Nous avons contribué à la réflexion sur le projet régional du Modem et proposé nombres de propositions dans les divers groupes de travail constitués.


Arnaud DOLA,
Président des Jeunes démocrates de la Loire.

dimanche 25 octobre 2009

Engagement politique !


En commençant ce texte, je me suis demandée de quoi je souhaitais parler et sur quelle actualité j’aurai pu revenir pour faire un article pour le blog des Jeunes Démocrates.

Certes, les sujets ne manquent pas. On pourrait parler de l’élection de Jean SARKOZY en tant qu’administrateur de l’EPAD, de son refus de se présenter à la présidence ; ou de l’arrivée de Marie BOVE en politique. On pourrait aborder la question des alliances qui se font et se défont au fil des jours avec l’attrait d’Europe Ecologie par exemple. D’autres articles en parlent d’ailleurs très bien.

Pourtant, rien de tout cela ne m’intéressait, une seule idée me préoccupait : « pourquoi avais-je choisi de m’investir en politique et qu’avais-je trouvé pour que je me sente aussi bien dans le parti qu’était alors l’UDF ? ».

En 2003, pour ceux qui m’ont alors connus à cette époque, je suis arrivée dans ce milieu en faisant un stage à la permanence parlementaire de Gilles ARTIGUES.

A l’époque, l’UDF n’avait pas encore pris son indépendance de l’UMP et se positionnait clairement comme un parti de centre-droit.

En apprenant à connaître ce parti, j’ai découvert des élus – à travers tout le département - impliqués, simples et authentiques, toujours sur le terrain ; mais également des militants investis, qui venaient nombreux aux réunions de section, qui faisaient campagne et qui voulaient apporter quelque chose ; même si à l’époque on pensait parfois « ne pas avoir un parti suffisamment fort et audible ».

Les années qui suivirent furent très agréables, on sentait que notre président François BAYROU prenait toute sa place dans l’échiquier politique, que l’UDF commençait à intriguer et à faire peur par la place que ce parti politique occupait.

François BAYROU nous a conduit progressivement sur le chemin de l’indépendance pour devenir un « centre fort, réel et surtout autonome ».

De 2005 jusqu’en 2007, nous sentions que quelque chose se passait, qu’on pouvait y croire, que François BAYROU avait de plus en plus de chances pour la présidentielle de 2007.
Lorsque que cette campagne a commencé en novembre – décembre 2006, convaincre les gens était encore assez difficile ; puis les semaines passant, les soirées de tractage à travers tout le département se concrétisant, on a senti une vague d’enthousiasme et d’espoir déferler dans notre département et en France. De mes six ans d’engagement, je n’ai pas connu une meilleure période en politique.

Puis, nous connaissons la suite, François BAYROU a été le troisième homme, tout était à reconstruire, un nouveau parti a été crée.
Malgré les réserves que j’ai pu avoir à l’époque, et le regret de voir disparaître l’UDF, j’ai rejoint ce parti pour une simple et bonne raison : on nous avait assuré qu’il fallait créer un parti libre et indépendant, concept en lequel je voulais bien croire, car j’avais compris tout le cheminement de se défaire d’un joug pour « vivre et exister par nous –mêmes ».

Aujourd’hui, deux ans après la création de ce parti, je n’ai vu que problèmes, querelles et conflits. Et ce qui se passe aujourd’hui m’inquiète, car rumeurs ou réalité, on sent bien que le parti est loin des grands principes qu’on nous avait proposés en 2007.

L’indépendance est inexistante et nous risquons prochainement de passer sous le joug de la gauche, la force du parti est loin d’être acquise et les résultats ne sont pas optimistes du tout, à en voir les dernières européennes.

Enfin, et pour ce qui me concerne, j’en suis venue à me poser la question suivante : « puis-je continuer à avoir un engagement politique alors que je ne retrouve rien de ce qui m’avait amené à m’y investir il y a maintenant de nombreuses années ? ».

Aujourd’hui, je ne suis pas sûre d’avoir la réponse à cette question et j’aurai aimé que le modem m’en apporte une, car je crois, que de nombreux centristes, tout comme moi, sont perdus et ne savent plus comment faire vivre et représenter les idées que sont les nôtres.

Si quelque part au fond de moi, je suis toujours convaincue que François BAYROU reste la meilleure solution pour notre pays s’il ne se perd pas, d’ici la prochaine présidentielle, dans le désert de la vie politique, qu’il a déjà traversé à maintes occasions et dont il avait pourtant réussi à sortir à chaque fois (en 2002, puis en 2007) ; aujourd’hui le MODEM peut-il encore nous permettre de rester centristes et sortir des clivages politiques comme on nous l’avait promis en 2007 et conduire cet homme à la prochaine présidentielle ?

A suivre.


Solange BRUYAS,
Vice- présidente des Jeunes Démocrates de la Loire.

jeudi 15 octobre 2009

Edito : Régionales 2010, autonomie ou alliances. Acte 2



A la veille des Universités de Rentrée, je vous livrais mes inquiétudes après les déclarations de Marielle de Sarnez à Marseille. Je craignais que ses propos engagent le Modem pour les mois à venir. Guère emballé par l’idée de se rapprocher des partis de gauche pour tenter un succès lors des régionales de Mars 2010, j’ai pensé qu’il était temps, en « bon croyant de l’autonomie et de l’indépendance » de prendre position. Ainsi, je vous annonçais quel était mon choix pour les prochaines régionales : l’autonomie du Mouvement démocrate aux deux tours.
J’en profite pour remercier celles et ceux qui ont réagi nombreux suite à mon positionnement et Gilles ARTIGUES qui a ensuite annoncé son choix de l’indépendance aux deux tours.

Ensuite, les Universités de Rentrée se sont tenues à la Grande Motte. Les alliances ou l’autonomie étaient dans beaucoup de discussions, de conférences… Je pensais qu’une position officielle du Modem serait annoncée ou votée lors du Conseil national du dimanche matin. Il en a été autrement.
Dans son discours de clôture, François BAYROU a évoqué les prochaines régionales. Il a déclaré que « l’autonomie avait sa préférence », et s’est engagé à ce que démocratiquement « dans une décision délibérée tous ensemble, mais dans une décision nationale qui concernera toutes les régions, nous fixerons les attitudes et les choix stratégiques que nous allons appliquer dans toutes nos régions ». Il a reporté la décision à l’automne.

François BAYROU a par contre présenté aux militants présents comment il souhaitait préparer la prochaine présidentielle. Il a proposé une « Offre Publique de Dialogue » à l’ensemble des personnes souhaitant travailler à l’alternance à Nicolas SARKOZY. Il aimerait constituer un « Parlement de l’alternance » où les leaders de l’opposition actuelle débattraient de sujets nationaux. Ce serait en quelque sorte, le début d’une longue campagne présidentielle d’où nous pourrons retenir des points de convergence ou de divergence entre les participants.
J’ai trouvé extrêmement dommage que l’offre soit dirigée seulement vers des personnes issues de la gauche. Plus tard, timidement, François BAYROU a élargi sa proposition aux déçus de la droite et anciens gaullistes.
Mais ouvrons les yeux, nous assistons à un net rapprochement vers les forces de gauche afin de préparer, à terme, un projet de Gouvernement d’alternance commun.

Il en est donc terminé de la 3ème voie, la base même du Modem, qui a fait rêver, espérer plus d’un Français et surtout fait la force de notre leader en 2007 !

Je suis personnellement déçu que l’on choisisse le chemin de gauche pour rejoindre l’Elysée en 2012. François BAYROU a la carrure d’un homme d’Etat. Il avait la possibilité de repartir au combat de la présidentielle, seul, comme en 2007. Dans son discours de la Grande Motte, nous avons eu le droit à un excellent bilan de la situation de la France, des analyses pertinentes, qui font de lui un vrai leader du centre, pouvant rassembler à gauche et à droite. En oubliant la 3ème voie qui a fait son originalité, la confiance des 18% de Français en 2007, son rejet du bloc de gauche et de celui de droite, il perd une part non négligeable de son électorat qui lui faisait encore confiance pour faire de la politique autrement.


Les élections régionales arrivant très vite, depuis les Universités de Rentrée, dans chaque région, des groupes de travail ont été mis en place pour réfléchir aux projets « Modem », qui seront présentés aux électeurs. En Rhône Alpes, ce sont sept groupes de réflexion qui sont proposés aux militants. Autour des conseillers régionaux sortants et des Présidents de fédérations, les militants débattent du mandat précédent, réfléchissent, proposent… C’est un travail très intéressant qui était attendu de tous !
Chez les jeunes démocrates de la Loire, nous avons également travaillé sur les priorités que l’on pourrait donner à la région Rhône-Alpes et chacun les défend dans le ou les groupes de travail auxquels il participe.
En ce qui me concerne, je réfléchis aux côtés de Michèle PEREZ aux questions de développement durable et d’écologie.

Malgré la préférence autonomiste affirmée par François BAYROU à la Grande Motte, depuis les Universités de Rentrée, je regrette que les signes d’un rapprochement, vers le PS ou Europe Ecologie, se fassent de plus en plus fréquents. Les journaux relatent régulièrement des rencontres entre des personnalités du MODEM et des personnes de gauche. Le 16 septembre dernier, les tractations faisaient même la « Une » du Figaro « Tractations secrètes entre le PS et le Modem »… ce qui a obligé notre Président national à mettre en ligne une vidéo précisant à nouveau ses propos. Le 18 septembre, lors de sa venue à Lyon, à l’occasion des débats de Libération, François BAYROU a rencontré avec François HOLLANDE et Azouz BEGAG le Sénateur Maire de Lyon Gérard COLLOMB - très influent en interne du parti socialiste en matière de rapprochement avec le Mouvement démocrate-… Le 5 octobre, toujours dans le Figaro, Rodolphe Geisler signait « Au Modem, l’alliance avec les Verts n’est plus un tabou ». Ce ne sont que quelques exemples parmi de nombreuses fuites de journalistes.
Un des prochains rendez vous qui marquera une nouvelle fois les esprits de tous sera le 14 novembre à Dijon où Vincent PEILLON réunira pour la seconde fois son courant « Espoirs à gauche ». Marielle DE SARNEZ a d’ores et déjà confirmé sa participation avec Robert HUE et Daniel COHN BENDIT. Rien que le nom du courant de Mr PEILLON devrait interloquer tout vrai centriste souhaitant s’y rendre…

Il est très décevant que pendant la réflexion de certains sur le projet du Modem, d’autres négocient avec les adversaires des places ou une future alliance… sans que les militants aient été consultés démocratiquement comme s’était engagé François BAYROU sur la stratégie.

Mais qu’entend-t-on par stratégie ? Et par démocratique ?
Pour moi, la stratégie, c’est la question des alliances ou de l’autonomie. Quant au mot « démocratique », c’est l’organisation d’un vote… C'est-à-dire, si je décrypte bien, que la question des alliances ou de l’autonomie devrait être tranchée par un vote des militants au cours de l’automne.

A ce jour, dans les décisions prises en bureau exécutif, on ne s’oriente pas vers un vote des militants quant aux questions stratégiques. Car… je n’ose l’écrire… « l’autonomie aux deux tours remporterait l’élection à plus de 80% » selon un membre du bureau exécutif.

Les militants devraient donc seulement « valider » démocratiquement la décision du bureau exécutif quant aux têtes de listes régionales.
A l’heure où les militants UMP ont élu leurs chefs de files en mars dernier et où les militants PS votent pour les primaires, le non cumul des mandats et dix autres questions ; au MODEM on se contente d’approuver une décision du bureau exécutif. Je pense que le Mouvement démocrate qui se veut un grand parti démocrate devrait se poser la question des primaires en son sein pour les régionales mais aussi pour les autres élections…

Bref, l’autonomie de notre « Cher parti » a du plomb dans l’aile, tout comme l’honnêteté démocratique réservée aux militants !

Amitiés démocrates.


Arnaud DOLA,
Président des Jeunes démocrates de la Loire.

Dialoguer ne veut pas dire perdre son identité…


L’actualité brûlante du mouvement démocrate est au cœur de toutes les préoccupations des adhérents. Les élections régionales de Mars prochain alimentent les réflexions, les prises de position sur la stratégie à adopter.

Autonomie… alliances.... Aujourd’hui, beaucoup d’entres nous sont déjà entrés dans une phase d’élaboration stratégique du positionnement à adopter lors du premier tour ainsi que du second.
Les médias, friands de petites phrases révélant notre choix définitif, nous incitent à ne pas nous poser la question suivante, et pourtant primordiale à mes yeux : Quel projet le mouvement démocrate va-t-il proposer pour les Rhônalpins ? Des groupes de travail sont d’ores et déjà crées, et travaillent activement à la rédaction de ce dernier. Il y en a pour tous les gouts si j’ose dire.

La synthèse de ces « think-tank » nous sera présentée à l’issue du travail effectué par chacun de ces groupes le 28 Novembre à Sorbiers, Loire. A ceux qui réclament plus de démocratie interne au mouvement, comment pouvons-nous mieux associer les militants qu’en les intégrant complètement au processus de rédaction d’un projet régional ? Les 8 présidents Rhônalpins ont mis leurs fédérations en ordre de marche. Ces derniers, accompagnés par leurs délégués départementaux ainsi qu’un troisième membre démocratiquement désigné par les fédérations ont mis en place un comité régional de coordination.

Gilles Artigues, notre président départemental, a travaillé activement à la mise en place de ce comité régional permettant de coordonner, piloter et synthétiser les actions de chacun de ces groupes. Notre médiateur national et membre du comité exécutif se bat, comme à son habitude, pour que chacun puisse y trouver sa place, pour que chacun puisse s’exprimer sur un sujet l’intéressant.

Je suis heureux de voir que les jeunes y sont associés. En Rhône-Alpes, il nous a été proposé de travailler sur un projet jeunesse. Affaire à suivre… !

Nous allons pour la première fois dans l’histoire de la politique française, dialoguer avec d’autres partis politiques. Confronter, débattre de nos points de vue avec des individus issus de sensibilités différentes, c’est ce que François Bayrou a défini comme parlement de l’alternance.
Et effectivement, dialoguer ne veut pas dire perdre son identité ou mettre la barre à gauche comme certains aiment et prennent plaisir à véhiculer…. Nous serons ouverts au dialogue avec les autres ! Mais comment confronter nos arguments sans avoir au préalable réfléchis au projet que nous voulons pour notre région ? Cette phase de réflexion est donc primordiale pour pouvoir avancer sur notre stratégie !

Nous ne sommes pas sortis du joug de l’UMP pour retomber dans celui du PS !!! Nous affirmons notre liberté, notre indépendance et notre voix, différente de celle proposée par l’UMP !
Gilles Artigues a récemment déclaré « je ne suis pas un homme de gauche » et je rajouterai presque ni un homme de droite, mais bien au centre !

Effectivement, nous faisons appel à tous les progressistes de gauche, frustrés, désemparés par un parti socialiste tombé en décrépitude ainsi qu’à tous les Gaullistes ne se reconnaissant pas ou plus dans la politique mise en place par le Président Sarkozy ! Nous sommes au centre, pas au centre droit, ni même au centre gauche, mais bien centristes dans l’âme. Pourquoi diable, poussent-ils des boutons sur le visage de certains lorsque l’on affirme que nous sommes plus positionnés au centre droit ? Droit : Adjectifs hautement qualificatif d’une période résolument terminée que je me permets de définir comme UDF. Il existe une formation politique pour les nostalgiques de notre soumission au EX-RPR devenu UMP : le Nouveau centre…

Bref, nous avons à réfléchir, dialoguer et se rassembler en vue de mettre en place un projet qui ressemble aux Rhônalpins ! Pas de marketing politique mais une véritable réflexion sur ce que nous souhaitons pour nos concitoyens !

Certains commencent à essayer de se positionner, de faire du lobbying en interne pour se faire bien voir… et chacun me lisant sait bien sur pourquoi… Les places sur les listes ! On communique à tout va, on crée des comités de soutiens…. Tout ceci est synonyme d’énergie et est bien sur très encourageant pour notre campagne. N’oublions tout de même pas une chose, ne brûlons pas les étapes, réfléchissons tout d’abord à notre projet avant de réfléchir à qui le représentera de la meilleure manière aux yeux des rhônalpins.


Benjamin CHAMBE,
Délégué des Jeunes démocrates de la Loire,
Conseiller national des Jeunes démocrates.

mardi 6 octobre 2009

Précarité politique !


L’université de rentrée de notre parti s’est déroulée il y a un mois. Lors de ces universités, les militants attendaient deux réponses concrètes à deux questions.

La première, les régionales : « autonomie » ou « alliance » ? J’ai quitté la Loire en pensant entendre un plaidoyer pour des alliances roses. Ceci parce que depuis près d’un an nous entendons parler de rapprochement entre nos élus régionaux et les élus régionaux socialistes. Bien sûr, ceux-là disent que ce ne sont que des rumeurs et que la proposition de J.J. Queyranne pour le rassemblement n’est qu’une idée de la gauche. Cette dérive régionale s’est amplifiée lors des élections européennes où notre mauvais score a déclenché la peur. Oui, car si une liste régionale fait moins de 10% au premier tour elle ne peut se maintenir au second et ne peut donc avoir d’élus.

F. Bayrou nous a annoncé qu’il y aurait des listes Modem dans toutes les régions au premier tour. Ce qui répond a une partie de notre question. Chacun maintenant s’amuse à exprimer sa volonté pour le second tour. Il est rassurant pour moi, jeune démocrate, que nos élus régionaux et autres soient pour l’autonomie aux deux tours. Il est rassurant de voir que nos élus démocrates ne privilégient pas leur mandat et ce qui va avec, et respectent nos valeurs fondamentales. Valeurs sans lesquelles le Modem n'a plus lieu d'exister. Nous sommes soumis depuis la création du modem à ce problème. Notre électorat n’est pas assez important pour pouvoir peser seul. En 2007 pour les législatives, en 2008 pour les cantonales, ce fût la même chose. Les candidats élus pour ces élections étaient des têtes d’affiches, ou ont été protégés par un miraculeux bienfaiteur.

Les élections municipales de 2008 ont donné lieu à des alliances qui sont compréhensibles dans beaucoup de cas car une commune de taille moyenne n’a pas forcement besoin de concours politiques, mais les alliances dans les grandes villes sont condamnables au nom de notre indépendance et de notre originalité.

On nous dit « « Colomb et Queyranne sont proches du centre ». François Rochebloine et Damien Abad le sont aussi et pourtant... Les régionales de demain sont dans la même problématique, la région Rhône-Alpes est trop politisée pour que le modem ne soit représenté que sous un voile. Il faut se dire que notre modem est un parti d’idées novatrices pensées et défendues par des militants. Ce n'est pas un parti d’idées présidentielles défendues par des élus. Ce n'est pas non plus un parti sans idée ayant des élus grâce a l’impopularité du « Présidentiel ». Ce n'est pas non plus un parti sans idée, sans militants, avec beaucoup d'élus protégés par un parti dominant qui a besoin d'une béquille. Il paraît clair que, pour être un parti démocrate, ce n’est pas d’élus dont nous avons besoin, ce sont de militants et d’idées - pour avoir des élus - qui feront avancer la France dans le sens du progrès social, démocrate et économique. Ce n’est pas une élection qui génère le militantisme et la force de propositions, ce sont une idéologie et le militantisme qui ont pour résultat une élection. Nous n’avons pas a rougir de notre faible nombre d’élus. Notre mouvement est jeune, ceux qui étaient à l'UDF ont du mal à se le dire. Notre « peu » d'élus nous plonge dans la précarité dont souffrent tous les français et c'est peut être ce message que nous ne mettons pas assez en avant.

La deuxième, que faisions nous dans "espoir à Gauche"? Il était dur de comprendre la présence de Marielle de Sarnez dans ce rendez-vous. Il fût rassurant de voir en arrivant à la Grande Motte que j’étais loin d'être le seul à être inquiet. Certains militants ont même dit des choses assez dures à François Bayrou le vendredi soir. Là encore, François Bayrou à apporté une réponse simple. Il fait, "en notre nom, une offre publique de dialogue". Nous créons spirituellement le parlement de l'alternance.

Ces deux annonces sont applaudies bien sûr, y compris par les gens sceptiques à gauche car rassurés que ce coup de pub à gauche de Marielle de Sarnez ne signifie que cela. Là encore, chacun maintenant y va de son pronostic pour savoir a quoi va servir l'OPD et comment elle va fonctionner ou pour savoir comment va évoluer ce parlement de l'alternance jusqu'à la prochaine présidentielle.

Le mot "alternance" ne signifie-t-il pas que nous voulons battre un système en place ? Ce mot ne réduit-il pas tout programme à venir à un vulgaire "tout sauf Sarko"? Comment notre électorat, déjà meurtri par les européennes, va-t-il interpréter cette proposition de dialogue restreinte?

Et dans les faits, cela va-t-il nous conduire en 2012 pour les législatives à négocier des circonscriptions ? La première pour le Modem, la seconde pour le PS, la troisième pour les Verts et pire encore la quatrième pour les communistes ? Ceci nous ramènerait au ménage a deux que formaient jadis le RPR et l'UDF, sauf que dans ce cas se serait un ménage à trois ou quatre. Tel Napoléon en 1814, les coutumes du parti sur lequel est assis le Modem nous rattrapent!
Pour adhérer a ce parlement ne faut-il pas définir la finalité de son travail et les formalités de cette finalité?

L'attente de ces réponses, régionales et nationales, fait réfléchir, imaginer, parler, critiquer. Mais surtout, l'attente de ces réponses nous fait ralentir, dans les faits. Nous pensons plus a la tactique politicienne qu'a des propositions politiques pour les Français. Nous perdons l'originalité qui avait permis, il n'y a que 2 ans, à François Bayrou d'être le troisième homme.

Jérôme,
Jeune démocrate de la Loire.

jeudi 1 octobre 2009

interview de F. Bayrou par leprogres.fr lors du forum libération !


Description:
Le président du Modem était à Lyon ce vendredi 18 septembre 2009 à l'occasion du Forum Libération Lyon. François Bayrou participait à un débat, en compagnie de François Hollande, sur le thème "la gauche et le centre ont-ils des choses à se dire?". Quelques minutes avant le débat, nous l'avons interrogé sur l'état du dialogue avec la gauche, la participation éventuelle du Modem à des primaires. François Bayrou n'y croit pas et nous explique pourquoi, selon lui, le plus important reste le premier tour de l'élection présidentielle. Reportage David Tapissier et Jean-Philippe Vigouroux pour leprogres.fr.


Les deux François au diapason : (voir l'article original sur le site du progres.)

« Dommage qu’Hollande ne soit plus premier secrétaire », déplorait à la fin du débat entre François Hollande-François Bayrou, un militant socialiste « car autrement tout serait réglé ». Tout quoi? Le dialogue au sein de l’opposition, la « préparation d’une alternance ». S’il avait été encore aux commandes du PS le maire de Tulle aurait-il été aussi direct qu’il a pu l’être? Si oui, cela aurait été un moment politique historique : le leader socialiste et le chef du Modem ont dit leur accord absolu pour discuter. « Sans exclusive » pour le second « discutons avec tous ceux qui veulent discuter avec nous ». Tandis que le premier, « moins ouvert parce que je connais mieux que lui » certains anciens partenaires de gauche ne souhaitent ouvrir « le dialogue (qu’)avec tous ceux qui veulent gouverner ensemble ». Les deux hommes sont partisans « de faire un inventaire de tout ce qui nous rapproche et de tout ce qui nous sépare », affirme le Béarnais, suivi par le Corrézien « sans avoir peur des difficultés, il faut aller au cœur de ce qui nous a longtemps séparé et peut-être nous sépare encore et qui a fait le clivage gauche-centre : comment partager les richesses? Quelle politique pour les finances publiques? » etc. Alors, si « les convergences l’emportent, il faudra faire en sorte de proposer des débouchés politiques » et dans le cas contraire « il faudra aussi en tirer les conclusions pour éviter illusions ou alliances de circonstance ». Ceci dit, le socialiste comme le centriste semblaient optimistes sur les chances d’aboutir. Si tel devait être le cas, François Bayrou admet qu’alors « le désistement d’alternance » devrait jouer au profit du mieux placé.

M. R.-P.


Silvère SAY,
Délégué des jeunes démocrates de la Loire à la formation.

Nouvelle Société...


Face à une actualité politique plutôt riche en ce moment, c'est en tout cas une commémoration discrète que l'on vient tout juste de fêter : Je veux parler du quarantième anniversaire du discours d'investiture de Jacques Chaban-Delmas, le 16 septembre 1969. Pourtant, à l'époque, ce discours eut un grand retentissement...

Quelques mois seulement après les évènements de mai 1968, la démission de Charles De Gaulle en avril 1969, le premier ministre de Georges Pompidou souhaite mettre en œuvre une profonde modernisation de la France, tant sur le plan économique que sur le plan social. Dans son discours Chaban évoquera la société française comme une « société bloquée » et appellera de ses vœux à l'émergence d' « une société prospère, jeune, généreuse et libérée ». Autant dire de suite que ce discours sera très peu apprécié par l'Élysée (informée de la teneur de celui-ci en même temps que les journalistes!), ainsi que par une partie de la majorité parlementaire conservatrice.
Chaban évoquera tour à tour le développement d'un Etat « tentaculaire, et en même temps inefficace », de collectivités territoriales qui « étouffent sous le poids de la tutelle ». Pointant du doigt les inégalités qui se creusent (déjà à l'époque), à cause d'une distribution des subventions sociales qui « est dominée par une conception étroitement juridique de l'égalité qui aboutit à l'absence d'équité ». Il n'hésitera pas à prôner l'indépendance de l'ORTF, jusqu'alors sous la coupe totale du pouvoir politique. Le locataire de Matignon brosse donc le portrait d'une société française sous-industrialisée, disposant d' une économie fragile aux « structures sociales archaïques et conservatrices ».
Et pour l'émergence de cette Nouvelle Société, il proposera d'agir selon quatre axes: Formation et information du citoyen, Transformation du rôle de l'Etat, Amélioration de la compétitivité de l'économie nationale et le Rajeunissement des structures sociales.

En lisant le discours d'investiture on peut être frappé par deux choses: Premièrement, je le pense, rares sont les hommes qui ont eu l'ambition de transformer la France en profondeur de cette manière là. Certains diront que le changement était trop brutal. Chaban avait compris que dans un monde globalisé l'immobilisme et le conservatisme ne mènent à rien.
Et deuxièmement, on peut penser que quarante après, le discours de Chaban-Delmas est toujours d'actualité. Les inégalités se sont creusées, nous n'avons pas encore su redéfinir le rôle de l'Etat, notre pacte social semble bien affaibli, l'autonomie des médias discutée...

Dans l'engagement politique qui est le notre aujourd'hui, n'oublions pas ce discours!


Yoan MONCHAMP,
Secrétaire fédéral des jdem 42

vendredi 11 septembre 2009

UR 2009 - La Grande Motte :






mercredi 9 septembre 2009

Communiqué de presse : Universités de Rentrée du Mouvement Démocrate

COMMUNIQUE DE PRESSE :
Jeunes démocrates de la Loire

Les Jeunes démocrates de la Loire étaient nombreux à faire le déplacement le week end dernier à la Grande Motte pour assister aux Universités de Rentrée du Mouvement Démocrate. La délégation d'une dizaine de jeunes militants était conduite par leur Président départemental Arnaud Dola.

Samedi matin, ils ont notamment participé au Conseil national des Jeunes démocrates puis à l'Assemblée générale nationale des Jeunes démocrates. Ils ont par ailleurs assisté aux nombreuses tables rondes de réflexion organisées pour l'occasion.

Ils étaient présents à la Grande Motte aux côtés de Gilles Artigues Président départemental, Denis Chambe Conseiller régional et délégué départemental du Modem 42, Jean François Vial Vice Président du Modem 42 et Conseiller municipal Roannais. Michèle Pérez Vice Présidente du Modem 42 Conseillère régionale Présidente du Parc du Pilat et Maire de Roisey était en déplacement pour la région Rhône Alpes en Finlande la semaine dernière et ne pouvait se rendre à la Grande Motte.